Les Samedis Culture de Grand-mère … Acte 41

Et elle faisait partie de celles et ceux que l’on qualifiera  plus tard  de « boomers » – L’ouvrière de WONDER 1968

 Le prisme générationnel  qui représentent la vie de nos aînés a fait beaucoup de mal. Les hippies, Woodstock, mai 68, l’ascension sociale… l’Histoire n’a retenu des gens nés dans les années 50-60 que… les plus bourgeois d’entre eux. La jeunesse soixante-huitarde que l’on voit dans les films et les livres sur l’époque est celle des étudiants de la Sorbonne et pas des ouvrières et ouvriers des usines Renault – à de rares exceptions près, comme ce court film sur la reprise du travail à l’usine Wonder de Saint-Ouen où l’on voit une jeune femme crier, des sanglots dans la voix, « Je ne rentrerai pas, non je ne rentrerai pas (…) Je ne veux plus refoutre les pieds dans cette taule dégueulasse ». 

Quand on me parle des soixante-huitards qui ont tout eu, je repense à cette femme qui trimait, à la chaîne, dans cette usine de piles

Mais au juste, qui sont nos vieux, et pourquoi sont-ils aussi influents électoralement ? L’INSEE nous dit que les plus de 65 ans représentent un peu plus de 13 millions de personnes, soit 20% de la population (de quoi vous faire élire un Macron). Ils sont un peu moins pauvres que le reste de la population (avec un taux de pauvreté de 8.6% contre 14,8% dans la population totale), sans être, en termes de niveau de vie, plus riche que la moyenne d’entre nous. Bref, le mythe du retraité qui joue au golf entre deux séjours au Seychelles ne correspond pas à la réalité statistique. Et celle d’une génération bien portante, celle des boomers, non plus. Et pour cause : les boomers dont nous parlons sont les boomers… vivants. Une partie d’entre elles et eux sont morts, et pas n’importe lesquels : les pauvres. A 62 ans, l’âge légal actuel de départ à la retraite (pour celles et ceux qui ont tous leurs trimestres et donc une pension complète), 25% des pauvres sont morts. Tandis que 95% des 5% les plus riches sont encore en vie. Les boomers que nous voyons le plus à la télé ou en politique sont donc tendanciellement des gens qui ont vécu à l’abri du besoin et qui peuvent donc effectivement prôner un allongement de la durée de cotisation, puisque ça ne les concerne plus et qu’ils n’ont pas excessivement souffert du travail.

 Mais au fait, quels privilèges ?                                                                                Cette pandémie, qui a fait se volatiliser la loi grand âge, c’est pourtant elle, il y a deux ans, qui avait mis sur le devant de la scène les personnes âgées : d’après les derniers chiffres de Santé publique France, les plus de 60 ans représentent 94 % des malades décédés du Covid-19. Au-delà de ces morts, la pandémie est venue aggraver une situation  structurelle qui lui préexistait : l’isolement social de nos aînés  Sa dernière étude, à l’automne, a choqué en révélant qu’entre 2017 et 2021, le nombre des plus de 60 ans « en situation de mort sociale » avait augmenté de… 77 %. Désormais, on estime donc que 530 000 personnes (contre 300 000 il y a cinq ans) ne rencontrent jamais personne, ou quasi jamais. Soit 3 % de la population française — environ celle de la ville de Lyon… Et les femmes, parce qu’elles vivent en moyenne six ans de plus que les hommes, et qu’elles sont plus nombreuses à rester seules après une rupture ou un deuil, sont en première ligne (plus de la moitié des plus de 75 ans vieillissent déjà esseulées).

Oui, Grand-mère est fière de faire partie de ces Boomers qu’on rencontre encore; en nombre dans la rue et dans les manifestations….contre les projets gouvenementaux successif de casse de nos retraites

PS; Au fait les « Djeun’s », vous le saviez ?

Ce n’est pas le muguet notre symbole ! Le muguet, c’est le symbole de Pétain.
L’églantine fut pendant longtemps le symbole du prolétariat. On retrouve l’églantine bien évidemment dans les événements tragiques de Fourmies en 1891
Elle remplace vers 1899, lors de la manifestation du 1er mai, le triangle rouge, symbole de la revendication des trois huit .
Elle sera arborée lors de nombreuses grèves, manifestations et congrès ouvriers. Elle sera abandonnée car… trop rouge !
En 1941, on la remplace par ce qui deviendra le traditionnel  brin de muguet.. Retrouvons nos symboles ouvriers !

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