Les Samedis Culture de Grand-mère … Acte 43

 Avant de  rendre hommage  demain, à celles qui furent d’abord mères, connaissez-vous l’histoire et les origines de la Fête des mères ?

Les festivités existaient déjà dans l’Antiquité.
En effet, les Grecs célébraient Rhéa, la mère des dieux et les Romains rendaient hommage aux mères de familles (les « matronas »), lors de fêtes appelées « Matronalia » ou « Matralia ». Ces journées étaient célébrées lors du printemps, le mois de la fertilité.
Au XVIe siècle, les Anglais fêtaient le « Mothering Sunday » (le dimanche des mères) et les Américains le « Mother’s Day » au XXe siècle.
L ‘américaine Anna Marie Jarvis, (1864/1948), est connue pour être à l’origine de la création du jour de la fête des mères aux États-Unis, créé comme une journée de lutte pour la reconnaissance du travail domestique et éducatif gratuit  des femmes au foyer.! 

En France, c’est à Lyon, en 1918 que la première journée des mères est instaurée pour rendre hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari pendant la Première Guerre Mondiale. Elle a été propagée par les soldats américains. Puis, le maréchal Pétain, le 25 mai 1941, inscrivit cette journée nationale des mères dans le calendrier. La fête des mères a été officiellement instaurée après la Seconde Guerre Mondiale par Vincent Auriol, président de la République, avec le texte de loi du 24 mai 1950.
Et puis, les Marchands de tapis s’en sont emparés pour en faire la fête commerciale que nous connaissons aujourfd’hui!
Bonne Fête quand même à nos mères qui sont souvent devenus des grands- mères. Mais, et c’est un autre histoire, ils ont aussi crée la Fête des Grands-mères ces marchands du Temple !

L’ Etat d’esprit

     J’ai eu vingt ans et bientôt trente,
     les quarante ont suivi et aussi les cinquante,
     avec quelques unités pour perturber les comptes.
     J’ai lu des magazines qui parlaient de mes rides,
     de bouchers qui taillaient dans les bides
     et remontaient des seins à la file
     comme dans les usines pour les automobiles.
     Rester jeune, peu importe le prix !
     Info, intox, il paraît même que le botox…
     Alors, là, moi, j’dis stop.

     Remonter le temps? Avoir encore vingt ans ?
     Ça va pas, non ? Tu sais quoi ? J’ai pas le temps !
     Demain, dans un mois, dans un an,
     j’irai me balader pas très loin sur la plage
     et je ramasserai des galets arrondis
     que je colorierai aux couleurs du bonheur.
     Je lirai des légendes, écouterai des contes
     et puis les offrirai à qui voudra entendre.
     Je me ferai des amis, au hasard
     sur la toile, dans la rue ou au bar ;
     on discutera jusqu’au bout de la nuit
     de la vie, de l’amour et de la mort aussi.

     Demain, dans un mois, dans un an,
     j’aurai les bras câlins de mes petits enfants
     à mon cou enroulés pour mieux me protéger.
     Mes enfants seront là et nous nous sourirons,
     heureux d’avoir su traverser sans sombrer
     les tempêtes, les naufrages et puis quelques orages.
     Il m’arrivera encore de chanter, de danser
     et de me régaler de gâteaux, de bonbons,
     de p’tits plats mijotés
     sans penser aux kilos ou bien à ma santé.

     Demain, dans un mois, dans un an,
     Je sortirai la nuit avec tous les hiboux
     et verrai le soleil sur la mer se lever.
     Je marcherai longtemps en goûtant le silence
     J’aimerai les odeurs de la mousse en automne
     et du foin en été
     et le chant des cigales et le soleil brûlant.
     J’écouterai toujours le malheur qui se plaint.
     J’éprouverai encore les bouffées de colère
     face à la bêtise et la haine étalées.
     jamais ni l’injustice ni l’infamie je n’accepterai
     et lèverai en l’air, mon poing avec rage.

Demain, dans un mois, dans un an…
Et si la mort survient,
car elle survient toujours, la garce,
elle me trouvera debout, occupée et ridée.

De Mireille Bergès

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