Quand un camarade de la cgt est attaqué, c’est toute la cgt qui doit répondre !

Le 16 juillet prochain, un conseil de discipline, particulier, va avoir lieu à Marseille.

Il concerne un camarade du Technicentre PACA du dépôt de Blancarde. Au-delà du caractère individuel d’un tel dossier, il s’avère que le sujet est bien plus profond et doit prendre une autre dimension, tant sur le fond que sur la forme.

Nous sommes face à une Direction SNCF et à un Gouvernement qui usent de la répression pour imposer leur politique libérale.

Il existe parfois des comportements qui conduisent des hommes à des réactions qui dépassent leur volonté ou leur pensée. C’est ce qui s’est passé pour notre camarade Gilles Manforti.

Son geste est condamnable. Par contre, sa perte de contrôle face aux énièmes provocations verbales de son dirigeant en audience, ne doit pas, pour autant, lui coûter sa carrière et tout ce qu’il a pu défendre et faire évoluer au sein du Technicentre PACA tout au long de son engagement militant.

C’est pourquoi, la décision de la Direction SNCF, de proposer la radiation des cadres, lors du conseil de discipline du 16 juillet prochain, doit être combattue. Elle ne réglera en rien les sujets de fond et les méthodes managériales associées pour faire passer toutes les réorganisations en cours, génératrices de fortes inquiétudes pour les cheminots.

Cette sanction est disproportionnée et donc inadmissible !

Démontrons à la Direction SNCF tout notre soutien au camarade ainsi que notre ras-le-bol général sur les méthodes managériales, la généralisation de la répression, et porter d’autres exigences en termes de dialogue social.

Nous vous proposons un rassemblement massif à Marseille le 16 juillet, à partir de 11h devant la Direction Régionale en gare St Charles (Haut de le rue Honnorat, à côté de la Gare st Charles). Une forte mobilisation des délégations de tous les secteurs fédéraux et plus particulièrement de la région de Marseille ainsi que dans l’ensemble des Technicentres du territoire, est incontournable et urgente.

ENSEMBLE, REFUSONS LA RADIATION DES CADRES DE NOTRE CAMARADE GILLES MANFORTI !

Pétition pour Gilles

Je soutiens Gilles

http://www.mesopinions.com/petition/social/soutiens-gilles-manforti/14397

One thought on “Quand un camarade de la cgt est attaqué, c’est toute la cgt qui doit répondre !

  1. SNCF. Plusieurs centaines de cheminots, venus de différentes régions de France, ont manifesté hierdevant la direction régionale Paca. Ils soutiennent un syndicaliste CGT qui risque le licenciement.
    Quand le dialogue social déraille

    A deux pas de la gare Saint-Charles, les bus peinent à circuler. Hier matin, vers 11h, sous les fenêtres de la direction régionale de la SNCF, des centaines de personnes (cheminots mais aussi militants défenseurs du service public) s’agglutinent. Le rassemblement, initié à l’appel de la CGT, vise à soutenir un agent qui doit passer en conseil de discipline durant l’après-midi. Sa faute ? Une altercation avec un de ses supérieurs hiérarchiques alors qu’il accompagnait un salarié en tant que délégué du personnel. Ce qui lui vaut, aujourd’hui, de risquer un licenciement.

    S’il reconnaît avoir eu un moment d’égarement (et « secoué » son chef), l’intéressé rappelle un contexte social tendu. D’autant qu’il est secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). « Un rapport avait pointé les risques psychosociaux dans ce techni-centre », se souvient en effet Gilles Manforti. Calfeutrée dans les étages, la direction rétorque : « Cette expertise du CHSCT date de mars 2014, au moment de la réorganisation du travail (…) Les éléments liés aux risques psychosociaux avaient été pris en compte pour accompagner cette réorganisation. » Vu le nombre de manifestants hier, les « éléments » en question ne suffisent pas. C’est même le contraire… En atteste Nicolas Delclos, secrétaire général des cheminots CGT Paca, qui dénonce « une politique manageriale malsaine ». Même conclusion pour Grégory Roux, secrétaire de la fédération : « Cette politique aboutit à des arrêts de travail pour certains. D’autres craquent comme Gilles. » Parmi les manifestants, le mot « solidarité » revient en boucle. Sur des t-shirts noirs, les mots « Je suis Bibi » (en référence au surnom de leur collègue) s’affichent. « On se sent tous concernés », soupire un agent venu de Lyon. Plus loin, une retraitée de la santé CGT ajoute : « Ce n’est pas que de la solidarité. Il s’agit de défendre le service public. C’est notre combat à tous. » Le sort du syndicaliste sera, a priori, fixé sous quelques jours.

    Marjolaine Dihl (La Marseillaise du vendredi 17 juillet 2015)