Bénéficiaire grâce aux sacrifiés !

Après neuf ans dans le rouge, dû à la crise de 2008 qui avait vu la main-d’œuvre se contracter fortement,  moins de cotisants égale moins de rentrée de cotisations, l’Agirc-Arrco redevient bénéficiaire

Le régime devrait dégager en 2019 un résultat de 1,2 milliard d’euros. Sans compter que l’Agirc-Arcco a réussi à conserver des réserves, atteignant 66,8 milliards d’euros fin 2019,  le plus haut niveau de toute l’histoire du régime, soit l’équivalent de six mois de pensions pour les retraités.

Mais….

Ce retour à une meilleure fortune ne s’est pas fait sans mal. Il résulte largement des efforts demandés par les partenaires sociaux tant aux retraités qu’aux salariés :

  • absence de revalorisation des pensions de 2013 à 2017 pour les retraités
  • hausse des taux de cotisation pour les actifs
  •  et surtout, depuis le 1er janvier 2019,
    • application d’une décote de 10 % durant trois ans pour tous ceux qui refusent de travailler un an de plus,
    • et d’une surcote durant un an pour ceux qui accepteraient de travailler au-delà.

Nous pouvons également rajouter  les « efforts » demandés aux personnels de la caisse Agirc-Arrco, qui emploie quelque 19 000 salariés,  qui a ainsi également réalisé 600 millions d’euros d’économies sur le dos de son personnel, dont 500 millions sur les coûts de fonctionnement.

Je ne vous ferais pas l’injure de vous rappeler que cette caisse est dirigée par  un titulaire d’un Master en stratégie et management de la communication (Skema 2009), j’ai nommé Jean-Claude Barboul , ex Secrétaire général de la CFDT Cadres de 2013 à 2018

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