Ceci n’est pas une blague…

L’info qui circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours déclenchant des salves d’hilarité est à l’évidence une « fake news »: « Le gouvernement vient d’obliger Leclerc à vendre 3/4 de sa production de baguettes de pain au prix de 20 centimes d’euros l’unité à tous ses concurrents ( les pauvres n’ont pas de fours à pain et ne disposent d’aucun savoir-faire en boulangerie, ce qui les handicape sérieusement pour concurrencer             Leclerc). Du coup, pour pouvoir continuer de vendre ses baguettes à 29 centimes l’unité à ses clients, Leclerc va devoir les racheter au prix de 89 centimes à ses concurrents. Disposant encore (mais pour combien de temps ?) du droit de s’exprimer publiquement, Leclerc dénonce à hue et à dia une décision politique absurde et ubuesque qui aboutit à une spoliation contraire à toutes les lois du marché ».

Fin de la blague et retour au réel: le gouvernement français vient de décider d’obliger EDF, principal producteur d’électricité de France et d’Europe, à racheter sa propre électricité jusqu’à 300 euros le MWH sur les marché de gros afin de la revendre à ses concurrents (les pauvres ne disposent d’aucune centrale et ne savent pas produire de l’énergie) au prix de 46,20 euros le MWH.

Cherchez l’erreur. Ou mieux, tentez de décrypter la logique économique, bien qu’elle soit sans doute « trop subtile » pour le commun des mortels.

A moins que, pour paraphraser Magritte auteur de « Ceci n’est pas une pipe: Ceci n’est pas une blague.

Par Nathalie Carmeni | Journaliste NVO

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