coVID19 et diVIDendes


En début d’année, les banques et les assureurs prévoyaient majoritairement d’augmenter les dividendes par action versés au titre de 2019. Avec l’épidémie de coronavirus, les établissements financiers vont-ils revenir sur leur promesse ?

Face à l’épidémie de Covid-19, qui va peser sur le chiffre d’affaires des entreprises de toutes tailles, plusieurs sociétés cotées ont annoncé qu’elles allaient revenir sur les promesses de dividendes formulées en début d’année. C’est le cas d’Airbus. Même décision pour les pétroliers. Total et Shell En Europe, Lufthansa, H&M ou encore Electrolux ont fait savoir qu’elles s’abstiendraient également.

Statu quo des banques et des assureurs

Qu’en est-il des banques ? Ces dernières avaient, en effet, annoncé des politiques de redistribution plutôt généreuses suite à la publication de leurs résultats financiers de 2019. Ainsi, BNP Paribas, notamment, prévoyait de distribuer 50% de son bénéfice net à ses actionnaires, soit 3,10 euros par action (+2,6% par rapport à l’année dernière). Quant à Société Générale, bien qu’ayant enregistré des performances maussades en 2019, le groupe avait décidé de maintenir inchangé son dividende par action, à 2,20 euros, portant ainsi le taux de distribution à 72% de son bénéfice net.

Manifestement, le coronavirus – qui risque de mettre en difficultés les banques si l’activité économique reste atone trop longtemps – ne change  pas, pour l’heure, la donne.

@BNPParibas maintient son assemblée générale des actionnaires et versera les dividendes comme prévu. Source : @Reuters

Il en va de même pour le Crédit Agricole et le tableau ci-dessous vous donne un petit aperçu du « marasme des actionnaires »
Côté assureurs, AXA fait également le choix du statut quo.

Et du coté gouvernemental,  grâce à la création de l’État d’urgence sanitaire,   on a décrété par ordonnance :

  • la durée quotidienne maximale de travail est portée à 12 heures, au lieu de 10 heures actuellement, celle du travail de nuit à 12 heures au lieu de 8 heures ;
  • la  réduction du temps de repos entre 2 journées de travail à 9 heures contre 11 heures minimum aujourd’hui ;
  • la durée maximale de travail hebdomadaire à 60 heures contre 48 heures jusqu’ici et augmente également les durées de travail hebdomadaires, dans le secteur agricole ainsi que le travail de nuit ;
  •  instaure l’extension du travail le dimanche
  • et prévoit la possibilité d’user de ces régressions jusqu’à décembre 2020.
  • Aucune restriction sur le versement des dividendes n’est prévue dans le Plan d’Urgence Sanitaire,

Par contre, il a  simplement adressé un vœu pieux aux banques : « … Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie a  appelé les sociétés cotées à faire preuve de modération sur le versement des dividendes. En cette période de crise, « tout l’argent doit être employé pour faire tourner vos entreprises, pour s’assurer qu’elles redémarrent dans de bonnes conditions et pas pour verser des dividendes », a ainsi souligné le ministre. »

Pour l’instant, il n’est pas entendu ! Enfin si….un tout petit dernier échos ce vendredi 27 mars , en fin de journée:

  • Finalement, le gouvernement recule sur la question des dividendes. À l’issue d’une réunion entre Emmanuel Macron et les responsables syndicaux ce 27 mars, le gouvernement a indiqué qu’il n’accorderait ni report fiscal ni report des cotisations sociales pour les entreprises qui verseraient des dividendes. Dont acte: Pas d’interdit quand même !!!

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