Des gens sans importance ? Et pourtant nos aînés !

DES GENS SANS IMPORTANCE ?

Au tout début de la crise sanitaire, il y a plus d’un an, notre syndicat avait publié un article  qui se terminait, si j’ai bonne mémoire   par cette interpellation « Dis-moi comment tu traites tes vieux et je te dirai dans quelle société tu vis ».

Nous y dénoncions la politique de démantèlement de l’hôpital public (la Réa, entre autre), le manque de personnel et de moyens qui ne permettait pas de traiter toutes les personnes à risque et plus particulièrement les personnes âgées, alors que cela figurait en lettres d’or dans la loi d’urgence sanitaire.

La Défenseure des droits, Claire Hédon, vient de rendre, le 4 mai 2021, un rapport sur la situation dans les Ehpad qui confirme notre appréciation.

“L’examen de ces réclamations montre, de manière récurrente, des atteintes aux droits fondamentaux, au respect de la dignité et l’intégrité des personnes accueillies”, souligne la Défenseure des droits. “Le droit à la vie privée et familiale a donc été grandement entravé au cours de la crise sanitaire, et de façon bien plus importante pour les personnes résidant en Ehpad que pour le reste de la population”. Elle note une augmentation, pendant la pandémie, de la part des directions des établissements, de violations de la liberté d’aller et venir des résidents ainsi que de leur droit au maintien des liens familiaux. Et de citer : réalisation de tests de dépistage sans consentement, maintien de restrictions de sorties pendant les périodes de déconfinement, interdiction des sorties à proximité, des visites de proches ou d’aidants familiaux pendant plusieurs semaines, impossibilité pour des familles de voir leur proche décédé car immédiatement mis en bière, maintien des interdictions de sortie pour les résidents vaccinés…

Parmi les 64 recommandations du rapport figure la nomination systématique d’un référent consentement, la fixation d’un “ratio minimal de personnels travaillant en Ehpad“ établi à 0,8 effectif à temps plein (ETP) par résident, ou encore de veiller à ce que les décisions liées au renforcement des mesures sanitaires soient “proportionnées” et prises “pour une durée déterminée”.

Bref, un rapport qui en dit long sur la considération portée par l’État, les préfets et les ARS aux personnes âgées et aux retraités.

En 2017, une commission parlementaire avait lancé ce cri d’alarme « la France ne fait pas son devoir auprès des personnes âgées ».

Avec la pandémie, la situation s’est encore aggravée. Alors, vraiment, dans quelle société vivons-nous ?

REJOIGNEZ LE SYNDICAT CGT DES RETRAITÉS USR 13                                                         Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin. Proverbe africain “

D'après Le Journal du retraité de Chaumont

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