Des paroles aux actes: un énarque de 30 ans promettait …

  

En 2008, un énarque de 30 ans promettait de régler tous les problèmes du pays en cinq ans, à condition de promouvoir l’ultralibéralisme en économie. C’était Emmanuel Macron !

En 2007, Nicolas Sarkozy chargea Jacques Attali de présider une commission pour relancer la croissance. Ce dernier la composa de patrons et d’économistes libéraux. Il fit appel à Emmanuel Macron pour en rédiger le rapport. Dès l’automne 2008, la droite s’en inspira pour faire voter sa Loi de modernisation économique, la LME. En page 19 de son rapport, Macron promettait pour 2012 « un taux de chômage ramené de 7,9% à 5%, c’est-à-dire le plein emploi ; le chômage des jeunes divisé par trois ; le nombre de Français sous le seuil de pauvreté ramené de 7 à 3 millions ; une dette publique réduite à 55% du Produit intérieur brut (PIB) ».

Des promesses

Ce ne fut pas le cas et Sarkozy fut battu par Hollande en 2012. Mais Macron devint secrétaire général adjoint de l’Élysée. Cette année-là, le taux de chômage atteignait 10,6% de la population active et la dette publique était égale à 90,2% du PIB. Entre temps, son passage à la Commission Attali avait permis à Macron de prendre la lumière, de se faire embaucher à la banque Rothschild, où il perçut une rémunération de 1,4 million d’euros en 2011, soit plus de 116 000€ par mois.

En page 230 de son rapport rédigé en 2008, Emmanuel Macron proposait de « réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales sur la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA ». Ni Sarkozy, ni Hollande, même avec Macron comme ministre de l’Économie, n’osèrent appliquer cette recommandation.

Passage en force

En janvier 2018, moins d’un an après avoir accédé à la fonction suprême, Macron fit voter sa proposition par les députés du groupe LaREM. Résultat : l’augmentation de la CSG de 1,7% sur les pensions brutes de 60% des retraités fit diminuer leurs pensions nettes de 1,83% !

En revanche, les promesses faites par Macron, sur la baisse du chômage et de la dette dans son rapport de 2008, ne furent au rendez-vous ni pour 2012 ni à la fin du mandat de François Hollande, en 2017. Cette année-là, la dette publique atteignait 98% du PIB, le chômage n’avait que peu baissé malgré les aides versées au patronat. En 2019, la dette publique était toujours égale à 98% du PIB. En 2020, dans une situation compliquée par le coronavirus et la gestion chaotique des affaires du pays, elle atteindra 117% selon les prévisions. Le déficit budgétaire sera égal à 10,3% du PIB, contre 3% en 2019, et les chiffres du chômage sont déjà plus hauts que jamais.

L’heure du bilan approche donc pour ce président des riches au comportement de gamin immature.

Gérard Le Puill – Vie Nouvelle.fr

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