Des propositions à ajouter dans les débats

Retraites : le PCF prône un système « révolutionnaire »

 Par AFP  |  
Fabien Roussel à l'Assemblée nationale.
Fabien Roussel à l’Assemblée nationale. (Crédits : Pascal Rossignol)
Face au projet de réforme des retraites du gouvernement, « certainement la pire de la dizaine de réformes conduites en trente ans », « nous voulons, nous, un régime unifié par le haut. La France produit suffisamment de richesses pour cela »,.
Le PCF prône un système de retraites « unifié par le haut », financé par « une modulation des cotisations » des entreprises en fonction d’objectifs écologiques et sociaux qui permettrait de lever 50 à 70 milliards d’euros en cinq ans, explique lundi 
À l’approche de la journée de grève interprofessionnelle du 5 décembre,son secrétaire national Fabien Roussel. plaide, dans un entretien à L’Humanité, en faveur de la convocation par le gouvernement d’une « conférence sociale salariale pour qu’à la date du 1er janvier le Smic augmente de 20% », contribution supplémentaire au financement du système de retraites.Face au projet de réforme des retraites du gouvernement, « certainement la pire de la dizaine de réformes conduites en trente ans », « nous voulons un régime unifié par le haut. La France produit suffisamment de richesses pour cela ».

Un « système révolutionnaire » validé par le PCF

« Par son financement », le système validé ce week-end par le Conseil national du PCF est « révolutionnaire » car il propose notamment « un nouveau modèle économique respectueux des salariés et de la planète grâce à une modulation des cotisations ».

Pour « pérenniser le système solidaire par répartition », il faut « augmenter la part de richesses que nous y consacrons », et « la porter à 17% » du PIB, contre un plafonnement à 14% voulu par le gouvernement.

Supprimer les exonérations de cotisations (CICE…)

Pour ce faire, « les aides publiques sans contrepartie, comme le CICE et toutes les exonérations de cotisations qui nous coûtent 66 milliards d’euros par an, seraient supprimées pour que les cotisations financent bel et bien le système de retraites ».

Ces cotisations seraient « alourdies pour les entreprises qui délocalisent, embauchent des intérimaires au lieu de CDI, ne forment pas leurs salariés ou ne respectent pas les objectifs environnementaux » fixés.

A l’inverse, les entreprises respectant ces objectifs environnementaux et sociaux « cotiseraient normalement » et « seraient accompagnées dans leurs investissements par des prêts à taux zéro ».

Un apport de 50 à 70 milliards au système de retraite en cinq ans

Au total, « nous estimons qu’en cinq ans 50 à 70 milliards d’euros peuvent ainsi être apportés au financement de notre système de retraites », calcule-t-il.

 » Les revenus financiers – 289,8 milliards d’euros en 2018 – doivent contribuer au même taux que les cotisations employeurs, soit 10,45% », et évalue à six milliards d’euros le montant issu de « l’égalité salariale femmes-hommes » versé à la caisse des retraites.

 

 

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