Emmanuel Macron pille les retraités pour enrichir les PDG


Les chiffres de l’Insee sur l’année 2018 démontrent que la baisse des retraites a enrichi nombre de PDG. La même politique est prévue en 2019 et 2020 avec seulement 0,3% de hausse des pensions.Certaines comparaisons chiffrées nous éclairent sur la politique d’Emmanuel Macron. Sitôt élu, il a fait supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Ainsi, celle de Bernard Arnault a augmenté de 50% en 2018 pour atteindre 56,99 milliards d’euros. La même année, Macron a diminué de 1,83% les pensions nettes des retraités via une augmentation de 1,7 point de CSG sur les pensions brutes. Les retraités ont payé, à la place des patrons, la petite hausse du salaire net consentie aux salariés, via la suppression des cotisations chômage et maladie.

Pour 2019 et 2020, Macron a décidé que les pensions de retraite n’augmenteraient que de 0,3% chaque année. De quoi faire perdre au moins 3% de pouvoir d’achat en deux ans. Macron considérait que les retraités, n’ayant pas le pouvoir de faire grève, se tiendraient tranquilles. Mais ils l’ont beaucoup chahuté dès le début du quinquennat. Et l’UCR-CGT y est pour beaucoup.

Macron cible des victimes qu’il pense sans défense

Pour 2019 et 2020, le président de la République veut également piller deux catégories de pauvres pour épargner les riches : les allocations familiales et l’aide personnalisée au logement (APL) n’augmenteront que de 0,3%. Macron cible ses victimes en considérant qu’elles ne peuvent se défendre par la grève. Les retraités bénéficiaires de l’APL sont ainsi soumis à une double peine. Le sont aussi les familles modestes avec des enfants qui perdent du pouvoir d’achat sur l’APL et les allocations familiales.

Une étude récente des services statistiques des ministères sociaux indique que sans l’APL, le taux d’effort des ménages pauvres pour payer le loyer prendrait 46% de leurs ressources mensuelles. Avec l’APL, il diminue de moitié, soit 23%. De fait, plus les ressources du ménage sont faibles, plus la perte de pouvoir d’achat induite par une sous revalorisation de 0,3% accentue sa pauvreté. De même, plus une famille pauvre compte d’enfants, plus la faible revalorisation des allocations accroît les privations.

Enfin, selon la fédération Travail, emploi et politiques publiques, dépendant du CNRS, les milliards d’euros du CICE versés aux patrons auraient permis de créer ou de maintenir 108 000 emplois, entre 2013 et 2015 inclus. Cela donne un coût de plus de 400 000€ par emploi créé ou maintenu grâce au CICE.
Comme la baisse des pensions, les impôts que les retraités payent ont aussi servi à augmenter la fortune du PDG de LVMH et d’autres patrons en 2018.

Gérard Le Puill pour le site de l’UCR CGT

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