Il faut sauver… notre indispensable porte-voix !

La Marseillaise à nouveau en cessation de paiements

Pierre Dharréville relevait bien de l’urgence. Dans l’édition de ce mercredi 23.11.2016 , il signe avec le président délégué Fabrice Lecomte, une adresse aux lecteurs sur la situation du journal : “Les difficultés économiques que nous rencontrons nous amènent à nous placer sous la protection du Tribunal de commerce, en déposant une déclaration de cessation des paiements, conformément à la loi. Notre journal continue de paraître, et le tribunal examinera notre situation dans les jours qui viennent”.

Cette demande de mise sous protection du tribunal de commerce intervient deux ans après une première cessation de paiements à l’issue de laquelle le tribunal avait choisi Les Fédérés pour reprendre le journal.

“Nous avons pleinement respecté notre tableau de marche concernant les dépenses, mais les recettes publicitaires n’ont pas été à la hauteur des prévisions raisonnables que nous avions élaborées”, reprennent les dirigeants. “Nous avons engagé des démarches pour gagner des marges de manœuvre”, écrivent-ils ensuite.

Le plan de reprise du journal a entraîné un plan social de 91 postes. Les départs se sont poursuivis jusqu’à récemment.

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L’ ARTICLE DANS LA PROVENCE DU 23.11.16

Le quotidien régional La Marseillaise, fondé pendant la Résistance et ancré à gauche, a annoncé mercredi déposer le bilan et espérer un placement en redressement judiciaire.

« Notre journal continue de paraître et le tribunal examinera notre situation dans les jours qui viennent« , affirment ses dirigeants dans un message aux lecteurs. Une entreprise est en cessation de paiements lorsque l’argent dont elle dispose, l’actif disponible, ne lui permet pas de régler ses dettes à temps.

« Nous entendons présenter un plan de continuation de l’activité », déclarent les dirigeants du journal, soulignant que La Marseillaise, qui emploie 117 salariés dont 57 journalistes, avait gagné 15% d’abonnés depuis sa nouvelle formule sortie en mars 2016.

Le journal fondé en 1943 avait déjà été placé en redressement judiciaire en novembre 2014, jusqu’à son rachat en avril 2015 par les Editions des Fédérées, dirigées par Pierre Dharréville, par ailleurs secrétaire départemental du Parti communiste.

Le quotidien explique pâtir de recettes publicitaires trop faibles, qui « n’ont pas été à la hauteur des prévisions raisonnables » qui avaient été faites, et du fait qu’il ne soit pas adossé à un grand groupe : « Nos fonds propres n’avaient rien de comparable avec ceux investis par les grands propriétaires qui jouent les racheteurs de journaux ».

La Marseillaise est le dernier journal français né pendant la Résistance à continuer de paraître, a souligné auprès de l’AFP son président délégué Fabrice Lecomte: « Nous offrons un autre regard sur l’actualité », sur six départements, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse, Hérault et Gard.

« Nous n’imaginons pas, dans ce moment d’affaiblissement de la République, qu’on laisse La Marseillaise seule face à ses problèmes. Nous entendons trouver des leviers pour faire face, parce qu’aujourd’hui comme hier, nous pensons que La Marseillaise doit vivre », soulignent  les dirigeants.
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Source : La Marseillaise

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