Les Riens et les Oubliés du Libéralisme en première ligne

Ceux qui ne sont rien en première ligne   

L’ampleur des conséquences de la propagation du virus nous incite à éviter la polémique. Le moment viendra où il faudra bien tirer enseignement de ce qui s’est passé en France ces dernières années. Car si nous nous trouvons aussi démunis et angoissés face au péril, c’est bien parce que notre système de santé a été saccagé, nos moyens de vie ont été rognés, notre solidarité mise à rude épreuve par l’idéologie de la concurrence et de la compétition, nos espoirs et nos attentes systématiquement niés.

Cette épreuve est terrible, elle a cependant un mérite. Celui de révéler ce qui compte dans la vie d’un pays, celles et ceux qui produisent les richesses, les marchandises, les aliments, les services au public. Celles et ceux qui manifestent pour doter le pays des moyens de faire face aux crises : les personnels de la santé, de l’hôpital public, les conducteurs de métro, de trains et de bus, les ouvriers, les fonctionnaires, les employés…tous ceux dont le travail est utile au bien être d’une nation.

Pas d’union sacrée, la solidarité 

Nous ne répondrons pas à l’appel présidentiel à « l’union sacrée », nous n’avions rien de commun avec les amis du président, qu’il a outrageusement favorisé aux dépens de nos biens communs, nos services publics nos espoirs de vivre mieux notre retraite.

Nous ne plaindrons pas les financiers victimes de la crise financière, car ils en sont responsables et le plus urgent est de leur retirer le pouvoir de décider de nos vies. Nous devons refuser de payer les dégâts provoqués par leur avidité.

De la même manière qu’ Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé minimisait la gravité de l’épidémie qui s’annonçait, une secrétaire d’Etat, Agnès Pannier-Runacher déclare que « nous avons aujourd’hui un système financier qui est beaucoup plus solide que pendant la crise de 2008 » et « que c’est « plutôt le moment de faire des bonnes affaires en Bourse aujourd’hui » !

Confinés mais pas passifs

Confinés comme il se doit dans nos demeures, pour ceux qui en ont une, ils sont près de 200 000 dont 30 000 enfants en France, la 5e puissance du monde, à être sans abri, notre esprit ne le sera pas. L’heure viendra du bilan de ces politiques qui nous ont pourri la vie et affaibli nos capacités de surmonter la crise.

L’heure est au combat contre la propagation du virus, à la protection des plus fragiles, à l’observation des recommandations et des mesures de sécurité. Que chacune et chacun se protège, soit attentif à ses proches, à ses voisins. Exigeons ensemble, partout, que tout soit mis en œuvre pour réduire au plus vite les effets de la pandémie.

Tous solidaires, tous messagers !

Il est probable que de nombreux rendez-vous, convocations, réunions, rassemblements, grèves et autres manifestations soient retardés ou annulés dans les prochaines heures. On essaiera de vous tenir informé !

On compte sur vous pour faire circuler les informations.

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