Rompre avec la logique marchande

Dans la santé comme dans bien d’autres domaines, une nouvelle approche de l’économie fondée sur le partage et la solidarité s’impose pour répondre aux besoins des populations. Ce n’est pas le choix de ce gouvernement qui croit encore malgré le désastre aux bienfaits du marché livré à lui-même.

Changement de pied d’Emmanuel Macron ?
Quand son gouvernement a délibérément ignoré les revendications des personnels de santé et continué d’infliger une sévère cure d’austérité à l’hôpital public, sachant que l’Ondam (Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie) voté en 2019 correspond à un nouveau tour de vis de 860 millions d’euros pour l’hôpital ? L’avenir le dira.

En vérité, l’hôpital, comme l’ensemble des services publics, est victime d’une politique libérale fondée sur la marchandisation de l’économie.
C’est encore la quête du profit qui a été à l’origine de la délocalisation de la production des médicaments dans les pays à bas coûts, comme l’Inde ou la Chine, mettant à mal notre souveraineté sanitaire. De même, le temps long de la recherche fondamentale s’accommode mal avec l’exigence du retour sur investissement à court terme commandé par la logique marchande de l’économie. 

Il est urgent de rompre avec la logique marchande qui se trouve au cœur de la doctrine libérale et de réorienter l’activité économique en développant un service public de qualité pour mieux répondre aux besoins de la population. C’est vrai dans le domaine de la santé, mais aussi de l’éducation, de la recherche, de la culture, des services aux personnes âgées dépendantes… La liste n’est pas exhaustive.

Cette conception de l’activité économique est non seulement un facteur de lutte contre les inégalités et la pauvreté, mais elle est sans doute aussi la seule à être en capacité de répondre aux enjeux fondamentaux tels que la transition écologique et la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Cette politique a évidemment un coût. Cependant, il convient de sortir du discours macronien qui donne à choisir entre la baisse de l’impôt ou la suppression des services publics.
Il faut notamment refonder la politique fiscale, en mettant, d’une manière ou d’une autre les riches à contribution, les ménages comme les entreprises. Une nouvelle approche de l’économie fondée sur le partage et la solidarité.

One thought on “Rompre avec la logique marchande

  1. Le capitalisme a pour finalité de justifier l’accaparement de richesses justement ou opportunément (lois économiques favoriisant une nomenklatura) acquises.
    Le service public c’est de mettre les richesses offertes à l’humanité (biens naturels ou et acquises par le travail de tous)
    au « service » des besoins essentiels de chacun..
    Actuellement les hommes se soumettent à la loi capitaliste qui exaltent les « premiiers de cordée  » et explloitent les « derniers ».
    Chercher des solutions en faisant payer les riches rend les riches indispensables. C’est tourner en rond.
    Les richesses doivent devenir BIEN PUBLIC.
    Propriété de la Nation ( voire de l’humanité),
    géré par l’Etat (des serviteurs du bien public démocratiquement élus),
    assuré par le service de tous selon ses moyens,
    pour le service de tous selon ses besoins.
    Choix fondamental de confiance mutuelle,
    de Fraternité dans une Liberté respectueuse de tous pour une Égalité de complémentarité.

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