Si Versailles m’était conté…


Macron a invité lundi 20 janvier 2020,  200 grands patrons français et étrangers à Versailles.

Rien n’est trop beau pour accueillir les représentants du monde que le président élu par défaut a pour mission de servir. Il affichera les dorures du château pour « vendre » la France,alors que celle-ci déborde de colères.

Il me vient à l’esprit un certain 1er octobre 1789.

Ce jour là, un dîner de gala était donné dans la salle d’Opéra du château de Versailles. La reine Marie-Antoinette que les nostalgiques de la royauté tentent de réhabiliter brillait au milieu de ses invités.

Quatre jours après, à Paris, la foule criait « A Versailles, à Versailles ».A la petite troupe féminine accrochée aux grilles du château et exigeant du pain, Marie-Antoinette aurait répliqué : « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche. »

On connaît la suite et le sort raccourci de la royauté de l’époque.

Macron ferait bien de se méfier. L’Histoire bégaie-t-elle ? Parfois, même si les réalités d’aujourd’hui ne reproduisent que rarement celles d’hier, il y a toujours quelque chose d’identique.

José Fort pour Vie nouvelle

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