Signaux négatifs: ça vire au rouge !

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, cette ex dirigeante de grandes entreprises, engluée dans une enquête préliminaire pour  favoritisme  » complicité et recel de favoritisme  »   a   salué dimanche 9.7.2017 le nouveau dispositif du compte pénibilité, qui « libère » les PME d’une « usine à gaz », reprenant une expression du Medef.

Entré en vigueur par étapes depuis 2015, le compte pénibilité permet aux salariés du privé occupant un poste pénible de cumuler des points afin de partir plus tôt à la retraite, se former ou travailler à temps partiel sans perte de salaire

 En éliminant 4 critères sur 10 , le Gouvernement fait  un nouveau cadeau au patronat en les exonérant des  deux taxes: qui finançaient ce système,  une cotisation « de base » de 0,01% des rémunérations acquittée par toutes les entreprises et une seconde « additionnelle », fixée à 0,2% pour les employeurs ayant exposé au moins un de leurs salariés à la pénibilité (0,4% pour plusieurs critères) par un financement par  un transfert à la branche de la sécurité sociale dédiée aux accidents du travail. (Le trou de la Sécu ? Quel trou ?)

 

Philippe Martinez a qualifié dimanche de « gros raté » la manière dont M. Philippe a annoncé aux partenaires sociaux le nouveau dispositif. « La pénibilité est une question importante et il y a besoin de renforcer la prévention et la réparation, et non pas d’être au garde-à-vous quand Monsieur Gattaz (le patron du Medef, NDLR) réclame la suppression du compte pénibilité ».

En tous cas, les signaux négatifs  envoyés aux salariés  depuis quelques jours , en modifiant le compte pénibilité, mais aussi en revenant sur le tiers payant ou le jour de carence chez les fonctionnaires s’ajoutant aux 1.7% de retenues CSG des retraités et au report de la fin de la taxe habitation ne peuvent  susciter que  beaucoup de désaccord et de colère.

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