Thierry Lepaon : « Avec un salaire minimum de 1 700 euros, on n’aurait pas de problème de retraite »

À la veille d’une rencontre entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et les syndicats pour préparer  la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin,le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a appelé dimanche12 mai,  à « une irruption des salariés sur le terrain social » à propos de la future réforme des retraites, estimant qu’elle « va nécessiter une mobilisation d’ampleur ».
« La question des retraites va nécessiter une mobilisation d’ampleur des salariés », a déclaré Thierry Lepaon lors du Grand rendez-vous Europe1/i-Télé/Le Parisien-Aujourd’hui en France. « La question du rapport de force est une question essentielle. Il faut que les salariés s’occupent de leurs affaires », a-t-il ajouté, jugeant que « le résultat d’une négociation, c’est avant tout le résultat d’une mobilisation ». « Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s’ils n’investissent pas le terrain social et s’ils ne se mobilisent pas », a-t-il précisé, appelant les salariés à une « irruption sur le terrain social« .
Le numéro un de la CGT a demandé une réforme « structurelle » du financement des retraites qui passe, selon lui, par l’augmentation des salaires, ainsi que par l’emploi et la croissance. Refusant une nouvelle adaptation du système actuel, il a prévenu que la CGT n’accepterait ni un allongement de la durée des cotisations ni une baisse du montant des pensions. Faute de quoi, le syndicat appellerait à des manifestations. « Si on allait vers un salaire minimum à 1 700 euros, on n’aurait pas de problème de retraite« , a-t-il dit. « L’autre curseur, c’est l’emploi et donc la croissance », a-t-il estimé. Selon lui, « si on augmente les salaires et si on augmente le nombre de salariés au travail, on n’a pas de problème de retraite ».
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D’autant plus que le gouvernement qui a promis de dévoiler ses premières pistes de réformes cet été, a déjà avertit:  » l’ampleur du déficit prévu en 2017, plus de 20 milliards d’euros, va nécessiter des sacrifices. »
Les retraités devraient , selon divers scénari,  être mis à contribution par une moindre revalorisation de leurs pensions, les salariés et les entreprises pourraient devoir cotiser un peu plus et un nouveau recul de l’âge effectif de départ semble inéluctable.
Sans compter l’explosif sujet de la complexité du système et des inégalités entre régimes de retraite, que le gouvernement aborde pour l’instant avec très grande prudence.

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