Il y a 73 ans : 1946

De nombreux textes marquaient une évolution des plus importantes du droit social :

  • Retour aux 40 heures, avec faculté de faire 20 heures supplémentaires par semaine( loi du 25 Février 1946).
  • Un nouveau statut des délégués du personnel (loi du 16 Avril 1946).
  • Un statut élargi pour les comités d’entreprises.
  • Loi prévoyant la généralisation de la sécurité sociale (27 Mai 1946).
  • La suppression des abattements obligatoires sur les salaires des femmes (10 Juillet 1946).
  • Un nouveau régime de prestations familiales (loi du 22 Août 1946).
  • Statut général des fonctionnaires (loi du 19 Octobre 1946).
  • La reconnaissance institutionnelle du droit de grève (Constitution 27 Octobre 1946).
  • Loi sur le régime des accidents du travail et des maladies professionnelle (loi du 30 Octobre 1946).
  • Loi relative aux conventions collectives (23 Décembre 1946).
  • Nationalisations : Gaz et électricité (loi du 8 Avril 1946), des grandes campagnes d’assurances (26 Avril 1946).

Et pourtant, la deuxième guerre mondiale n’a épargné aucune partie du territoire français.

En 1946 ce sont :

  • 74 départements su 90 ont subi des dommages importants (Des villes entières ont été rasées).
  • 2 100 000 bâtiments ont été endommagés, la valeur des immeubles détruits s’élève à 175 milliards de francs.
  • 10 millions de mines sont enterrées dans le sol français.
  • Les réseaux de la voirie et d’assainissement sont à reconstituer.
  • SNCF : 115 gares sur 300 détruites.
    • 20 % de locomotives.
    • 65 % de wagons de marchandises.
    • 42 % de voitures de voyageurs ont disparu. Les pertes s’élèvent à 113 milliards de francs.
  • Les routes : 8793 ponts routiers, 7165 km de routes nationales.
  • 645 000 voitures ont été détruites.

Ce constat est identique pour le transport maritime, fluvial, pour les communications, pour l’agriculture, pour l’industrie et le commerce, la facture d’élève à 238 milliards de francs.

Dans ce contexte, des hommes et des femmes ont honoré l’idéal de la Résistance, par l’application du programme du Conseil National de la Résistance.

Ils ont honoré leur idéal : »Les jours heureux ».

Ils ont eu la volonté de lutter contre l’adversité, contre ceux et celles qui prônaient la fatalité, le réalisme pour ne pas répondre aux besoins des populations.

Dans des conditions différentes, ce sont les mêmes, aujourd’hui, qui prônent le renoncement, l’austérité, qui exigent que nous courbions la tête pour mieux imposer leur politique.

Mais, entre leurs désirs et la réalité existe la CGT avec son expérience de lutte, sa démarche revendicative pour la satisfaction des revendications.

C’est notre raison d’être.

 

 

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