Retraite complémentaire Agirc-Arrco : 1er recul …avant le prochain ?

 

Les partenaires sociaux se retrouvaient, en effet, vendredi 10 mai pour une dernière séance de négociation visant à fixer les paramètres du régime complémentaire de retraite des salariés, l’Agirc-Arrco, pour les quatre années à venir (2019 à 2022).

Premiers  effets  des  luttes?

C’est le retour à une situation plus normale pour la revalorisation des retraites. Les pensions seront, en effet, indexées a minima sur l’inflation chaque année, jusqu’en 2022 », La hausse sera, si on en croit les prévisions du gouvernement en matière d’inflation, de 1,1 % au 1ernovembre 2019, date de revalorisation annuelle des pensions à l’.

Finie donc la période de vaches maigres (?) pour des retraités qui n’ont obtenu aucune revalorisation de leurs pensions en 2015, 2016 et 2017 et une modeste hausse de 0,6 % en 2018.

Le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco  disposera d’une certaine marge de manœuvre, puisque tous les ans, en fonction de la situation financière du régime, il pourra proposer une hausse supplémentaire de la revalorisation des pensions de 0,2 %.

Nous  savons  ce  qu’il  nous  reste  à  faire !!!

On sait que pour le régime de base, le gouvernement a décidé de sous-indexer les pensions à 0,3 % seulement en 2019, au lieu du montant de l’inflation (1,1 %), quand l’Agirc-Arrco appliquera la revalorisation à hauteur de l’inflation pour le régime complémentaire. Pour 2020, c’est plus compliqué. Emmanuel Macron a annoncé dans sa conférence de presse du 25 avril, que les pensions du régime de base, inférieures à 2000 euros, seront indexées sur l’inflation, mais pas les autres, celles qui sont supérieures et qui resteront sous-indexées.

Quant à la décote décidée dans l’accord de 2015 et mise en place à partir de 2019, elle n’est pas remise en cause, mais elle est un peu assouplie. Ceux qui partent à la retraite à 62 ans sont pénalisés et leur pension complémentaire est abaissée de 10 % pendant trois ans, après quoi elle redevient complète. Pour y échapper, il faut accepter de partir à la retraite un an plus tard, soit à 63 ans.

Le  Medef  à  la  manoeuvre.

Le Medef , pour obtenir la signature des organisations syndicales,  a cependant accepté d’élargir la liste de ceux qui échappent à la pénalité financière mais, loin d’une largesse patronale, c’est   bien une invitation au gouvernement (qui réfléchit actuellement au futur régime de retraite universel) sachant qu’ Emmanuel Macron a confirmé lors de sa conférence de presse du 25 avril, qu’il ne toucherait pas à l’âge légal ! Le patronat lui souffle la solution « Canada dry » : ce n’est pas une remise en cause de l’âge pivot des 62 ans , mais ça lui ressemble!

Cet « accord » obtenu sous le chantage du Medef  qui a manoeuvré pour  obtenir d’une manière « soft » un recul de  l’âge de la retraite sans le dire, la CGT , porteuse de propositions novatrices pour l’ensemble du dossier Retraites,  n’a pas prévu de   le parapher.

Les signataires de 2015 (CFDT, CFE-CGC et CFTC), ont tous précisé qu’ils défendraient l’accord auprès de leurs organes de décision interne. Et Force ouvrière pourrait même revenir dans le camp des signataires.

Nous  sommes  16  millions  à  avoir  les  clefs !

Reste que la mobilisation des Retraités, toujours unis sous la banderole des 9, peut faire bouger le curseur !

 

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