Salaires, Emploi, Retraite, Protection Sociale

SALAIRES – EMPLOIS – RETRAITES – PROTECTION SOCIALE LA CGT NE LACHE RIEN !!!

Dans le cadre du mouvement du 15 octobre 2013 contre la réforme des retraites du Gouvernement, la CGT a demandé à être reçue par les Directions locales (Directeurs DR Centre et UCF Centre, DRH DR Centre) pour porter vos revendications en termes de salaires, reconnaissance, emplois, protection sociale et de retraite. Ce n’est pas la période électorale qui stoppe les attaques des employeurs contre le Personnel. Ce n’est pas la période électorale qui stoppe l’action de la CGT.

 

Salaires : La CGT exige une augmentation du Salaire National de Base de 3.8 % (1,8 % de rattrapage et 2% pour cette année), ainsi qu’une revalorisation des salaires d’embauche avec une réelle prise en compte des évolutions de qualifications. Pour mémoire 1% d’augmentation salariale représente 23 millions d’euros, à comparer au bénéfice d’ERDF en 2012 de 800 millions d’euros…et des 915 millions d’euros attendus en 2013. L’effort des salariés doit être utilisé en faveur de leur pouvoir d’achat et non au versement de dividendes (6 milliards d’€ pour 2013 dans les groupes EDF et GDF Suez). Preuve que le mécontentement remonte, le gouvernement à travers la cour des comptes et nos employeurs avec le REMinfos, essayent de faire culpabiliser les salariés en amalgamant NR, échelon, 1% CCAS, prime de naissance, aide aux frais d’études, sur salaire familiale, CESU, etc. Reconnaissance : En imposant une cure d’austérité sur le taux de promotions (12% cette année au lieu de 15% précédemment), la Direction sanctionne l’évolution des compétences dans l’entreprise. Alors que le taux pour l’année 2013 est déjà épuisé, la Direction continue à louer les efforts des Agents et de leur service. Nous avons demandé comment la Direction pouvait concilier le besoin d’acquérir de nouvelles compétences avec la reconnaissance qui va de paire. Comment réussir le projet « Défi Formation » avec des miettes au bout ? Comment maintenir la motivation des groupes si les collègues ne voit rien venir (12 % = 1GF tous les 8 ans ½ en moyenne) ? Pas de réponse alors que c’est un enjeu prioritaire pour les Entreprises. Ceci n’est pas acceptable. Nous avons aussi demandé une réévaluation vers le haut (en plage d’emploi) de certains services comme l’ingénierie, le raccordement, les TST et la Technique Clientèle par exemple. L’ouverture de négociations sur les qualifications des emplois est plus que d’actualité! Emplois : La CGT a réaffirmé son attachement aux emplois statutaires, à la garantie de l’emploi (voir le dossier de la SNET) et au service commun entre ERDF et GrDF Nous avons demandé le passage en emploi statutaire des intérims, comme par exemple au service DT-DICT (8 actuellement) car la charge de travail est pérenne suite au décret. Nous avons remonté l’inquiétude des Agents sur la situation tendue entre le SIEIL et ERDF, et aux conséquences de la signature de l’accord National avec la FNCCR sur les activités de Cartographie (entre autres). Les Agents et l’emploi ne doivent pas être victimes des tensions et des vues « politiques » de quelques-uns. La CGT réaffirme qu’il faut des distributeurs forts avec une politique d’investissements de haut niveau. Protection sociale : La CGT demande au gouvernement de revoir sa copie sur le financement de la CAMIEG. En effet, il est prévu de faire basculer une partie des excédents (nos cotisations sociales) vers le régime général de sécurité sociale (162 m€). Cela serait assortie d’une amélioration des prestations CAMIEG de 15 M€. Pour la CGT, l’amélioration doit être porté à 20 M€ par an, et ce au bénéfice de la santé des actifs et des inactifs. Retraite : En fil rouge de cette journée d’action, la CGT a interpellé les Directions sur les conséquences néfastes d’un passage à 43 annuités de cotisations. Les salariés des IEG seront bien touchés, malgré certains tracts qui se voulaient rassurants…Et qui racontaient que « c’était pour les autres ». Cette conception de la solidarité est, en elle-même, déjà bien « étrange ». Ces 43 ans demandés sont intenables et irréalistes par rapport à l’âge d’entrée dans le monde du travail, au taux de chômage des jeunes et des seniors. Ces 43 ans vont conduire à une baisse énorme des pensions car l’effet dévastateur de la décote produira pleinement ses effets (-1.25 % de retraite par trimestre manquant). De facto, un très grand nombre de salariés, en place et à venir, dans les IEG et ailleurs, partiront entre 66 et 70 ans dans les deux prochaines décennies pour obtenir une retraite à taux plein. C’est un autre financement qui doit guider les pouvoirs publics. La réforme doit coûter 5 milliards (Mds) d’euros, nous dit le gouvernement. Alors qu’il les prenne sur les 1000 Mds d’euros des bénéfices des entreprises du CAC 40 ou sur les 80 Mds d’évasion fiscale recensés. Milliards, qui ne sont que le fruit du travail que des salariés. De plus cette réforme dans les IEG, ne tient toujours pas compte des salariés polypensionnés sanctionnés financièrement pour avoir cotisé dans 2 régimes différents. La pression des actions de grève a permis de faire bouger les lignes pendant l’été ! Maintenons notre pression. Bilan de cette rencontre : La Direction sait qu’il y a un risque social du à sa propre politique d’austérité, mais fait le dos rond en se réfugiant vers des décisions nationales et Gouvernementales… Jusqu’à quand ?

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