La pandémie au quotidien : Indecosa fait le point

 

Au lendemain de l’annonce d’un nouveau confinement sur une partie de la France, l’association Indecosa fait le point sur les conséquences de la pandémie et recommande des dispositions en cas de difficulté

La solitude en forte progression en France

En 2020, plus de 7 millions de Français se trouvent en situation d’isolement social, soit 3 millions de plus qu’en 2010. C’est le constat que font la Fondation de France et le Credoc dans leur rapport annuel sur les solitudes. Cela porte sur un échantillon de 3000 personnes interrogées en 2 fois entre janvier et mai. Il semblerait que cet isolement s’étende désormais à toutes les catégories de la population.
Les seniors représentent, malgré tout, la tranche d’âge la plus impactée par le phénomène. Il s’avère qu’un sur trois est en situation de solitude, un tiers n’a que des relations de voisinage. L’étude précise que ce réseau a tendance à s’affaiblir.
L’isolement va de pair avec la précarité. Le rapport insiste sur le fait que les personnes isolées connaissent des conditions de vie plus précaires que la moyenne des Français. Elles disposent souvent de bas revenus.
51 % des personnes isolées, en situation de handicap ou souffrant de maladies chroniques limitent les contacts avec leurs proches, par crainte de représenter une charge.
Les jeunes ne semblent pas échapper à l’isolement puisqu’ils représentent près de 13% des personnes isolées, contre 2% en 2010. Une des raisons principales est la montée en puissance de la pauvreté chez les 18-29 ans.
Sur le plan relationnel, il faut savoir que, selon l’étude, près de 22% des Français sont dans une situation fragile. Ainsi, ce lien peut vite disparaître par suite d’un accident de la vie comme la survenance d’un décès, d’une séparation…

Comment aider un proche à mieux se soigner ?

Les raisons de ne pas suivre ou refuser la posologie de son traitement sont assez variées : le déni, la lassitude face à la maladie, des croyances mal interprétées…
Pour y remédier, il est indispensable de connaître les raisons de l’inobservance du traitement. Il convient alors de créer un climat de confiance. Cela passe par l’écoute et une capacité de négociation. Négocier, dans le cas présent, n’a rien à voir avec la mise en place de concessions face à un caprice, mais de tenter de contourner le point de blocage et permettre d’aborder la question sous un autre angle, comme l’intérêt supérieur de la santé ou profiter des siens le plus longtemps possible.
Cette situation de l’inobservance thérapeutique est loin d’être un cas isolé. L’OMS estime que, dans les pays développés, seuls 50% des patients souffrant de maladies chroniques suivent scrupuleusement leur traitement. Une étude comparable de l’industrie pharmaceutique estimait même que le pourcentage d’inobservance avoisinait les 60% dans l’hexagone.

Des mesures contre la douleur

Il faut savoir que 12 millions de Français sont concernés par la douleur. Malheureusement, il s’avère que seulement 30% des patients touchés par le phénomène reçoivent un traitement approprié. Seulement 3% sont vraiment suivis par des centres antidouleur. La pandémie n’a rien arrangé et c’est pourquoi plusieurs organisations appellent à prendre le problème à bras-le-corps avec 22 actions prioritaires, comme le renforcement de la formation, la meilleure prise en charge des personnes vulnérables ou encore le renforcement et la pérennisation des structures existantes.

Pour le patron de l’OMS, le vaccin seul ne suffira pas

L’Organisation mondiale de la santé a prévenu qu’un vaccin ne suffira pas à vaincre la pandémie. Selon son directeur, « il permettra de compléter les autres outils ». Il a ainsi voulu relativiser avec les optimismes des annonces sur l’efficacité, à 90% et plus, des vaccins mis sur le marché à l’automne. Il ajoute que les quantités seront limitées et il faudra prioriser les personnels soignants, les personnes âgées et celles à risque. Mais si cette annonce représente une avancée importante dans le domaine de la recherche, il est encore bien trop tôt pour crier victoire. De nombreuses questions restent encore en suspens, aussi bien concernant la production que le défi logistique que représente sa conservation. La France aura-t-elle suffisamment de doses ? Le fait que notre pays n’est ni l’inventeur ni un producteur est assurément un handicap face à cette course contre la montre. D’autant plus que les USA ont fait des précommandes extrêmement importantes.

Arnaud Faucon pour Indecosa-CGT

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